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samedi, 31 juillet 2010

Insomnie

Contenu

Qu'est ce que l'insomnie?
Symptômes
Formes possibles de troubles du sommeil
Quelles sont les causes des troubles du sommeil?
Comment traiter les troubles du sommeil?
Faits relatifs aux troubles du sommeil
Ouvrages spécialisés

Qu'est ce que l'insomnie?

Les troubles du sommeil sont généralement classés en deux catégories: 

(1) L'insomnie: la personne souffre d'un déficit de sommeil par rapport au besoin de repos qu'elle ressent. S'il est normal que de temps à autre tout à chacun passe une "mauvaise nuit", on parle de trouble du sommeil si les "mauvaises nuits" deviennent habitude et s'installent plusieurs fois par semaine.

(2) L'hypersomnie: le besoin de sommeil de la personne est en nette augmentation. Non seulement le sommeil se prolonge la nuit (9 à 12 heures environ) mais la personne dort encore souvent quelques heures ou plus durant la journée.   

Généralement, le traitement des troubles du sommeil s'impose lorsque la personne en souffre depuis plus d'un mois au moins et que ces troubles entravent nettement sa productivité durant la journée.

Symptômes

Difficultés d'endormissement (plus d'une demi-heure); absence de sommeil continu (réveil après quelques heures de sommeil puis impossibilité de se rendormir dans la demi-heure qui suit ou plus; réveil très matinal (bien avant la sonnerie du réveil avec impossibilité de se rendormir); grande fatigue durant la journée avec impossibilité de faire une sieste (dans les cas d'insomnie) ou endormissement involontaire durant le jour (en cas d'hypersomnie); troubles de concentration, épuisement, irritabilité.  

Formes possibles de troubles du sommeil

Il existe un grand nombre de troubles du sommeil différents. Voici les plus fréquents:

Troubles du sommeil non organiques

Insomnies primaires: bien que la personne concernée soit "en bonne santé physique", elle souffre régulièrement d'une difficulté d'endormissement et ou de difficulté de maintien du sommeil ou encore de réveil matinal précoce.

Hypersomnie primaire: ici aussi aucun signe de maladie organique; bien qu'elle dorme suffisamment la nuit, la personne concernée ressent un besoin irrépressible de sommeil supplémentaire.

Cauchemars: considérés comme normaux lorsqu'ils surviennent occasionnellement, les cauchemars récurrents peuvent être indicateurs de conflits d'ordre psychique.

Somnambulisme: dans l'enfance, ce trouble disparaît généralement sans traitement. Chez l'adulte, il faut en premier lieu s'assurer que la personne somnambule ne puisse pas se blesser.

Troubles du sommeil dont la cause organique est connue

Syndrome de l'apnée du sommeil: des arrêts fréquents de respiration (durée 20 à 90 secondes, 10 à 15 x par heure) durant la nuit font que le sommeil n'est pas réparateur et que de fréquentes somnolences diurnes ou envies de dormir s'installent. C'est fréquemment le partenaire qui se rend compte des arrêts respiratoires.

Narcolepsie: Les personnes concernées subissent des attaques irrépressibles de sommeil (coup de barre) durant la journée. Ne pouvant y résister, elles se réveillent au bout de 10 à 20 minutes se sentant nettement reposées. Signes typiques associés, la catalepsie (perte subite du tonus musculaire), de brèves mais fréquentes sensations de paralysie au réveil ou des hallucinations au moment du coucher ou du réveil.

Syndrome des jambes sans repos: des sensations bizarres (impatiences, picotements, fourmis, brûlures) se font sentir dans les jambes, les bras ou autres extrémités, lors de détente et plus particulièrement au coucher. Ces sensations perturbent l'endormissement. Le fait de s'agiter apporte une nette amélioration.

Quelles sont les causes des troubles du sommeil?

De nombreuses et diverses causes peuvent être à l'origine du trouble.

Comment traiter les troubles du sommeil?

Là aussi le traitement peut être différent selon la nature et la forme du trouble. C'est pourquoi il est important de faire un examen fouillé avant de poser un diagnostic. Si l'on soupçonne une cause organique, un examen en laboratoire de sommeil s'impose généralement (voir adresse). Des troubles d'endormissement ou de maintien du sommeil sans cause organique sont toujours et (trop) souvent traités par des somnifères. Ce type de médicaments ne devrait pas être pris régulièrement plus de deux à quatre semaines en raison du risque d'accoutumance (tolérance puis augmentation de la dose prescrite) et de dépendance (symptômes de sevrage lors de l'arrêt de prise de médicament). Ces risques sont toujours présents, même avec les médicaments actuellement prescrits!    

Lors d'un traitement par thérapie comportementale, on commence par relever soigneusement le comportement face au sommeil (la plupart du temps en demandant au patient de tenir un journal du sommeil). Des heures de sommeil adaptées à la situation seront définies, complétées par des conseils pour favoriser l'endormissement (hygiène de sommeil). Etant donné que de nombreuses personnes victimes de problèmes d'endormissement ou de maintien du sommeil, ont très peur de "ne pouvoir dormir", il est très utile de pouvoir également faire face à cette peur de manière ciblée. Des exercices de détente ont fait leur preuve pour se prédisposer au sommeil (sans médicament).  

Faits relatifs aux troubles du sommeil

Près d'un quart de la population est victime de troubles du sommeil ! Les femmes sont plus souvent touchées que les hommes, la fréquence et l'importance des troubles augmente avec l'âge. Toutefois il ne faut pas en déduire que toutes les personnes âgées dorment mal. Les troubles de l'endormissement ou du maintien du sommeil sont souvent déclenchés par des situations de tension (soucis, maladie, stress) mais, en raison de leur propre dynamique, persistent même si la situation responsable du trouble n'existe plus. Pour 50 à 75 % des personnes souffrant de troubles du sommeil les symptômes persistent durant plus d'une année. Une précédente phase d'insomnie présente un risque élevé pour le développement d'une nouvelle phase insomniaque. 

La durée normale du sommeil varie considérablement chez les personnes (entre quatre et douze heures). On ne peut parler de trouble que si le sommeil trop court ou trop long handicape nettement les activités diurnes de la personne concernée.

Ouvrages spécialisés

Les références à des ouvrages et documents ou les liens vers des sites Internet citées dans le présent document n’existent pour l'instant malheureusement qu’en langue allemande.

Liens Internet

externer Link folgtswiss-sleep.ch 
Centres pour la médecine du sommeil en Suisse
externer Link folgtuni-marburg.de 
Deutsche Gesellschaft für Schalfmedizin
externer Link folgtschlaf-test.de 
Selbstdiagnose via Internet

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Adresse de l'auteur

Dr. phil. Daniel Gassmann
Psychothérapeute FSP
Thérapeute comportemental SSTCC

Hôpital du Lindenhof Berne
Centre de médecine du sommeil
Bremgartenstrasse 117
Case postale 3001 Berne

tél: 031-300 88 90
daniel.gassmann@dont-want-spamptp.unibe.ch

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La dernière actualisation du présent document date du 18 février 2008