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dimanche, 5 février 2012

Trouble de stress post-traumatique

Table des matières

Qu'est-ce- que le trouble de stress post-traumatique?
Symptômes typiques du trouble de stress post-traumatique?
Comment se développe le trouble de stress post-traumatique?
Comment traiter le trouble de stress post-traumatique?
Quelques faits à propos du trouble de stress post-traumatique
Ouvrages spécialisés

Qu'est-ce- que le trouble de stress post-traumatique?

Ce trouble peut (mais pas obligatoirement) survenir suite à un ou des événements traumatiques majeurs. On entend par évènement traumatique l'exposition à un réel danger avec risque de blessure grave, atteinte à l'intégralité corporelle ou le fait d'être témoin de la mort de personnes. Les exemples typiques d'événements traumatiques sont les accidents, les viols et violences sexuelles, les conflits débouchant sur la violence, les catastrophes naturelles, la torture et la guerre. Le trouble de stress post-traumatique survient généralement quelques semaines, voire des mois après la survenance de l'événement. 
Seule une partie des victimes d'événements traumatiques développent un trouble de stress post-traumatique. A noter que dans certains cas, être témoin d'un évènement violent ou tragique suffit pour développer un trouble de stress post-traumatique.

Symptômes typiques du trouble de stress post-traumatique?

Le trouble de stress post-traumatique est caractérisé par le symptôme de réminiscence de l'évènement traumatique, le symptôme d'évitement et le symptôme de surexcitation:

Le symptôme de réminiscence peut être vécu sous différentes formes: émergence impromptue et répétée du souvenir tragique (flashback), cauchemars, sentiment que l'évènement traumatisant va se reproduire, réactions violentes survenant dans des situations rappelant l'évènement traumatique. 

Le symptôme d'évitement caractérisé par l'effort de la personne concernée pour esquiver toute situation, idée ou discussion pouvant réveiller les souvenirs du traumatisme. La personne évitera également les lieux, le contact avec les personnes ou les activités en lien avec l'évènement. Par exemple, les victimes d'accident d'auto souffrant d'un trouble de stress post-traumatique éviteront de se déplacer en voiture, ou de repasser par l'endroit de l'accident. Le symptôme d'évitement peut également être caractérisé par certaines lacunes dans le souvenir du déroulement de l'événement. 

Le symptôme de surexcitation peut s'exprimer par des troubles du sommeil (difficultés d'endormissement ou réveils intempestifs), irritabilité, crises de colère, difficultés à se concentrer, vigilance accrue et excessive et réactions d'effroi disproportionnées.

Comment se développe le trouble de stress post-traumatique?

Le trouble de stress post-traumatique survient lorsque la victime d'un évènement traumatique n'a pas été en mesure de "digérer" le traumatisme vécu. Le travail nécessaire pour surmonter les sensations liées à l'événement (généralement la peur) et les sentiments inhérents subit un blocage car il représente une menace aux yeux de la personne concernée. On peut imaginer cette situation comme si la peur et tous les sentiments liés au traumatisme étaient "gelés" et classés dans une sorte de "mémoire de l'événement".  

De plus, dans de nombreux cas, la personne victime d'un traumatisme considère le monde et elle-même avec d'autres yeux. Ce qui semblait auparavant bénin et naturel devient dangereux et source de peur et d'angoisse. Les probabilités (p.ex. d'accident) sont largement surestimées. Souvent, il arrive que les symptômes de stress post-traumatique soient eux-mêmes perçus comme une menace: la réminiscence soudaine et incontrôlée alliée à la surexcitation provoquée insécurisent et font peur.

Comment traiter le trouble de stress post-traumatique?

Dans les cas, plutôt rares, où la situation traumatisante persiste encore au début de la thérapie (p.ex. abus sexuel) il convient tout d'abord d'y mettre fin. Il s'agit d'obtenir, en première phase de thérapie, une stabilisation de l'état psychique puis de mettre sur pied une relation thérapeutique solide et empreinte de confiance. Le thérapeute, en collaboration avec le patient, élabore un modèle permettant d'expliquer le pourquoi et le comment du trouble de stress post-traumatique et d'établir la procédure thérapeutique adéquate. L'élément central de la thérapie est la confrontation avec les traumatismes enregistrés dans la "mémoire" et les sentiments, pensées et déductions qui en découlent. Généralement, pour cette étape on a recours à "l'exposition". Le but est que le patient, sous la houlette du thérapeute, apprenne à affronter les souvenirs traumatisants. Pour cela on peut avoir recours à  deux techniques, celle de l'exposition "in sensu" (s'imaginer être confronté à l'événement traumatisant) ou de l'exposition "in vivo" (p. ex. en cas d'accident d'auto: retourner sur les lieux de l'accident ou réapprendre à conduire). Etant donné que la procédure d'exposition peut s'avérer très pénible pour les patients, la thérapie prévoit une préparation minutieuse et un accompagnement intensif. Les techniques d'exposition permettent d'intégrer les souvenirs et le traumatisme dans l'histoire même de la vie du patient et, par là, d'obtenir une diminution des symptômes de stress post-traumatique.  

Quelques faits à propos du trouble de stress post-traumatique

Dans notre monde, la majorité des personnes est amenée à subir un événement traumatique. Le risque est de 60 à 80% chez les hommes et de 50 à 75% chez les femmes. En Europe, ils sont principalement provoqués par les accidents de la circulation, les expériences de violence et d'agression sexuelle ainsi que le décès d'une personne chère. Seule une partie des personnes concernées développent un trouble de stress post-traumatique! Selon les statistiques, le risque est de 10 à 12% chez les femmes et de 5 à 6% chez les hommes.   

Les traumatismes dus à des violences volontaires provoquées par des personnes (abus sexuel, terrorisme et guerre) sont plus fréquemment à l'origine de troubles de stress post-traumatique que les catastrophes naturelles ou industrielles ou les accidents. 

De nombreuses études ont été faites pour évaluer le résultat des thérapies entreprises suite à un trouble de stress post-traumatique. Il ressort que la méthode thérapeutique rapportée plus haut conduit, pour la majorité des patients, à une nette amélioration de leur situation. 

En Suisse, le traitement psychothérapeutique de patients souffrant de trouble de stress post-traumatique est partiellement financé par les Cantons dans le cadre de l'aide aux victimes (subsidiairement aux contributions des caisses maladie), que ce soit p. ex. suite à des délits avec violence (blessure corporelle, vol), délits sexuels (viols ou abus sexuels), violence conjugale ou accidents de la circulation provoquant des blessures. Il convient de déposer une demande aux organes compétents en début de traitement.

Ouvrages spécialisés

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Liens internet

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Lien et adresse de l'auteur

Dr. phil. Simon Itten

Cabinet de psychothérapie
Université de Berne
Gesellschaftsstrasse 49
3012 Berne
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simon.itten@dont-want-spamptp.unibe.ch
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Cabinet de psychothérapie
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La dernière actualisation du présent document date du 29 septembre 2008