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samedi, 31 juillet 2010

Troubles de la fonction sexuelle

Contenu

1. Troubles de la fonction sexuelle
2. Perturbation du cycle des réactions sexuelles et symptômes possibles
3. Aperçu des formes de trouble de la fonction sexuelle
4. Origine
5. Possibilités de traitement
6. Informations actuelles
7. Ouvrages spécialisés

1. Troubles de la fonction sexuelle

Le terme "troubles de la fonction sexuelle" englobe l'ensemble des altérations ou atteintes à la sexualité, indépendamment de leur cause.
Des raisons scientifiques, pratiques et techniques ont conduit à une répartition des troubles en fonction de leur nature: Troubles d'ordre physique (dysfonctionnement sexuel) et troubles d'ordre psychique (trouble fonctionnel de la sexualité). Toutefois cette répartition s'avère problématique du point de vue psychosomatique car le moral influence l'état physique de même que la maladie physique a des répercussions sur l'état psychique.

Caractéristiques des troubles de la fonction sexuelle:

Les troubles fonctionnels de la sexualité sont subdivisés en troubles primaires (présents dès le début de la sexualité) et troubles secondaires (survenus après une certaine période de sexualité exempte de symptôme). Ne sont pas considérés comme troubles maladifs les problèmes sexuels de courte durée ou épisodiques que la plupart des gens rencontrent au cours de leur vie.    

2. Perturbation du cycle des réactions sexuelles et symptômes possibles

Le modèle établi par MASTERS & JOHNSON (1967) est le plus couramment utilisé pour l'observation du cycle sexuel. Les réactions sexuelles y sont classées en quatre phases distinctes:

1. Phase d'excitation
2. Phase en plateau – phase précédant l'orgasme
3. Phase d'orgasme
4. Phase de résolution

Les problèmes ou difficultés formulés par de courtes phrases telles que "je n'ai pas envie", "je ne peux plus", "j'ai peur", "je ne peux pas me contrôler", "je n'arrive pas…", "j'ai honte", "j'ai mal lors de la pénétration", "je me crispe" peuvent surgir dans n'importe quelle phase du cycle.

3. Aperçu des formes de trouble de la fonction sexuelle

N.B.: Les troubles d'origine organique ne figurent pas dans le classement ci-après des troubles de la fonction sexuelle.

1. Trouble du désir sexuel

2. Trouble de l'excitation sexuelle

3. Troubles de l'orgasme

4. Troubles associés à des douleurs lors de rapports sexuels

5.  Autres troubles de la fonction sexuelle qui ne font pas l'objet de commentaires dans le présent article 

e.a.: Trouble post-orgasmique de l'humeur, irritabilité, excitation interne, insomnies, crises de larmes, altération de la sensibilité dans les zones génitales, etc.

4. Origine

Le modèle explicatif théorique des troubles sexuels s'appuie d'une part sur l'apparition de divers facteurs de déclenchement et, d'autre part, sur le maintien de ces conditions découlant du vécu.

Les facteurs de déclenchement ou de maintien peuvent être: le stress, les problèmes relationnels, une éducation sexuelle déficiente ou inexistante, un traumatisme d'ordre sexuel, les craintes liées au sexe, les atteintes physiques, la peur de ne pas être à la hauteur, une mauvaise estime de soi, un déroulement non conforme à son idéal, des expériences sexuelles défavorables. 

La première apparition, qui peut être fortuite, d'un trouble de la fonction sexuelle peut, dans un terrain défavorable (p. ex. personne peu sûre d'elle, représentation idéale de l'acte, etc.) conduire à la crainte de ne pas pouvoir être à la hauteur du point de vue sexuel (contreperformance). 

La peur de ne pouvoir répondre aux attentes et une observation trop critique de ses propres réactions perturbe le cycle d'excitation et du désir. Les expériences malheureuses peuvent se reproduire du fait que le mental (état psychique et moral) agit sur les fonctions corporelles et vice-versa. La peur et les craintes existantes sont ainsi entretenues.

Ainsi, la peur est un facteur de déclenchement et de maintien des troubles sexuels. L'évitement total d'expériences sexuelles ou le confinement à un rôle de spectateur (évitement interne) installe une chronicité du trouble. Une réaction négative du partenaire peut renforcer le comportement d'évitement.

5. Possibilités de traitement

La première étape du traitement des troubles de la fonction sexuelle est la consultation et une transmission des connaissances par des professionnels compétents, dans le cadre d'une sexothérapie.  

Les sexothérapies sont des psychothérapies incluant les composantes éducation, exercice et communication (WENDT 1979). L'objectif est de transmettre une approche positive de la sexualité, notamment de faire tomber les blocages existants. En effet, même en présence de troubles d'origine physiologique il est possible d'avoir une vie sexuelle satisfaisante si l'on parvient à accepter des situations qui ne peuvent être modifiées.

Lors de la thérapie on commence par établir avec le patient (h ou f), voire le couple, un relevé de la problématique avec tous les symptômes sexuels pouvant avoir une influence sur les difficultés éprouvées.
Si une relation amoureuse préexiste, un travail avec le couple est préférable à une thérapie individuelle. On admet en effet que dans une relation intime il n'y a pas de partenaire non concerné et par conséquent que les deux parties contribuent au maintien du problème.
Les objectifs du traitement individuel sont formulés ensemble puis transposés dans un plan de traitement. Toutes les interventions sont discutées en détail avec le thérapeute afin, d'une part, d'écarter les écueils et, d'autre part, d'imaginer mentalement et avec sensibilité de nouvelles expériences sexuelles. 
   
L'apprentissage de la sensualité (selon MASTERS & JOHNSON 1973), est une technique de base de la sexothérapie qui donne de bons résultats. Elle doit être modulée fonction du trouble. Cet apprentissage  consiste en un entraînement, par étape, de la perception des sens par échange de gestes de tendresse, mais sans relation sexuelle entre les deux partenaires et, dans un premier temps, excluant les zones génitales. Celles-ci seront peu à peu intégrées dans une étape ultérieure. 

Les méthodes de thérapie comportementale et sexothérapeutiques telles que découverte de soi / auto-satisfaction et les méthodes de thérapie corporelle (p. ex. entrainement des muscles du plancher pelvien) ont fait leur preuve dans le traitement de l'anorgasmie psychogène. Les exercices sur l'image de soi sont utiles pour le contrôle de soi et de la sensation de plaisir, ils soutiennent une approche positive de la sexualité et peuvent s'intégrer dans la sexualité du couple.  
 
Les exercices de masturbation font, pour cette raison, partie du traitement en cas d'éjaculation précoce, notamment la technique "Stop-Start" (SEMANS 1965). Lors de l'exercice, le patient prend conscience de son niveau d'excitation et apprend à interpréter correctement ce qu'il ressent. Par l'interruption de l'auto-masturbation et la focalisation, l'homme apprend à reconnaître le point de non-retour et son seuil critique puis à le retarder toujours plus. Autre possibilité, la masturbation combinée à des fantaisies sexuelles. En travail de sexothérapie de couple, la femme peut stimuler son partenaire en appliquant la méthode "Stop-Start" et/ou la technique du "Squeeze". Cette technique appliquée par la femme consiste à l'aide du pouce, index et majeur, à exercer une pression sur le gland de son partenaire réprimant ainsi le besoin d'éjaculer. D'autres méthodes sont peu à peu incorporées. 
 
Dans certains cas présentant des problèmes relationnels importants le traitement est complété par une thérapie ciblée sur le couple et la communication. La thérapie de couple vise au traitement de problèmes pouvant se répercuter sur la sexualité du couple. L'amélioration de la communication vise à favoriser les échanges entre les partenaires. Notamment, on y apprend aussi à exprimer ses besoins en matière de sexe.  

6. Informations actuelles

Des études menées sur l'ensemble de la population (Spector & Carey 1990) montrent que 4 à 9% des hommes présentent un trouble de l'érection, 4 à 10% n'ont pas d'éjaculation ou une éjaculation précoce. Pour leur part, les études cliniques témoignent de chiffres plus élevés quant aux troubles de l'éjaculation. Selon des données démographiques représentatives en provenance des USA (1999) les troubles sexuels sont relativement fréquents (31%). Par contre, on ignore si tous les cas peuvent être répertoriés en tant que "maladies".   
 
La prévalence du trouble de la fonction sexuelle chez la femme est élevée. Elle varie entre 25 et 63% (Laumann et. Al. 1999, Spector & Carey, 1990). Les femmes souffrent principalement de l'amenuisement voire l'absence de désir sexuel et de troubles liés à l'orgasme. 

En résumé on peut affirmer que, considérant l'ensemble de la population, le nombre de cas de troubles d'origine sexuelle est élevé.

7. Ouvrages spécialisés

Guides:

Romans ayant pour thème l'approche de la sexualité et de la vie intime:

Les références à des ouvrages et documents ou les liens vers des sites Internet citées dans le présent document n’existent pour l'instant malheureusement qu’en langue allemande.

Auteur

Sonja Sterchi–Birzle Psychologue diplômée
Psychothérapeute FSP/SSTCC, Sexothérapeute KLVT
Schaffhauserstrasse 24
8006 Zurich
Tél:044 350 45 44

externer Link folgtwww.sterchi.org

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La dernière actualisation du présent document date du 13 juillet 2009